|
|
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile :
Agilité, puissance et évolution des percussions, 13 avril 2003
Sur un axe apocalyptique et de terreur métallique sans grand patriotisme, on sait tout de suite que la musique ne s'aventurera pas dans le style héroïc-fantasy, mais dans une ère selon la loi du plus fort où les survivants sont en proie avec le dragon (par exemple "Field attack"). Edward Shearmur a bien cerné le danger et le point de vue humain où la moindre erreur est fatale. "Marauders" marque son aspect oppressant de l'arrivée de la troupe américaine sur le sol anglais. Le tambour militaire accompagne "Meet Van Zan" avec la trompette triomphante sur les cinquante dernières secondes tout en retenue dans le style d'Elliot Goldenthal (FINAL FANTASY). Le synthétiseur est employé dans "Archangels" justifiant ainsi la haute technologie des militaires.Arrivé à la fin de la béo, on sait une nouvelle fois que Shearmur a écrit en rapport au sous-texte et n'a pas cherché à masquer les images par une musique tape-à-l'oreille façon LA MOMIE (Jerry Goldsmith). Il a bien retenu les leçons d'orchestration de son mentor Michael Kamen (X-MEN). En parallèle de l'attente du combat final dans le film, "Magic Hour" répond aux percussions déstructurées à la manière de Goldenthal au summum de l'enfer cacophonique. Une fois l'horizon dégagé de dragons, l'espérance pointe au thème principal "Rebirth" avec sa clôture de circonstance. Un album assez éloigné du moyen-âgeux synthétique C¼UR DE DRAGON (Randy Edelman) et du rythmé DONJONS ET DRAGONS (Justin Caine Burnett).
|